Differences between …

Les réseaux sociaux semblant se passionner pour les Managers/Chefs/Leaders/Coachs et lequel est plus formidable que les autres, j’ai retrouvé ça dans les archives. Paroles du sage, à savourer:

Quelle est la marge de manœuvre et d’autorité d’un sélectionneur qui possède dans son équipe un joueur de classe mondiale ?
Michel Hidalgo: Chaque sélectionneur a un portrait différent. Certains préfèrent être des adjudants-chefs. Moi, j’étais le grand frère des joueurs, car j’ai reçu en 1976 une jeune équipe. J’ai eu avec moi des éléments influents – Henry Michel et Marius Trésor d’abord, puis Alain Giresse et Michel Platini – qui possédaient des âmes de chef. J’ai toujours préféré le dialogue et la concertation avec eux. Mais l’autorité ne se dilue pas. Les discussions existent, mais au final, c’est le sélectionneur seul qui prend la décision.

Vous ne pensez donc pas que le retour de Zidane, Thuram et Makelele ait amoindri l’autorité de Raymond Domenech ?
Michel Hidalgo: Je ne crois pas à la gestion d’une sélection par les joueurs. En club, cela peut exister lorsqu’il y a crise. J’ai entendu que Michel Platini faisait la sélection lorsque j’étais en fonction. Michel n’a jamais commis cette erreur de vouloir être sélectionneur à la place du sélectionneur. Nous discutions bien sûr de la vie du groupe avec lui. Je tenais compte ou pas de son avis. Il n’y a pas d’équipe motivée sans un entraîneur respecté et passionné. Sans un leader bien présent, les résultats s’en ressentent, car c’est à lui de créer l’ambiance propice à la victoire. En fait, les joueurs aiment certes être consultés – c’est un gage de respect et de convivialité qu’on leur donne – mais ils aiment aussi être guidés. L’autorité est une vertu rassurante pour une équipe.

Est-il difficile de gérer une star dans son effectif ?
Michel Hidalgo: Non. Les grands joueurs comprennent toujours bien le football et n’ont jamais de jalousie. Les problèmes viennent de ceux qui se prennent pour des grands, alors qu’ils ne sont que des bons.

Source : Interview de Michel Hidalgo, sélectionneur des Bleus de 1976 à 1984 publiée en 2005 dans l’Humanité http://www.humanite.fr/node/334600

Comme quoi, un consultant n’est pas si différent d’un footballer.

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